Le Conseil militaire au pouvoir au Burkina Faso a annoncé le rétablissement de la peine de mort dans le nouveau projet de Code pénal, pour des crimes tels que la haute trahison, le terrorisme et l’espionnage.
Le pays avait définitivement aboli cette peine en 2018 après une longue période de moratoire.
Le ministre de la Justice, Édasso Rodrigue Bayala, a indiqué que ce projet « s’inscrit dans une réforme globale visant à instaurer une justice répondant aux aspirations du peuple ».
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement politique sous le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir après le coup d’État de septembre 2022, et qui a adopté une ligne souverainiste anti-occidentale en renforçant les liens du pays avec la Russie et l’Iran.
Le projet de loi introduit également de nouveaux articles criminalisant « la promotion et les pratiques de l’homosexualité », quelques mois après l’adoption d’une autre loi réprimant les « actes homosexuels » par des peines de prison.
Selon des observateurs, le rétablissement de la peine de mort vise à consolider l’autorité du Conseil militaire et à faire face aux défis sécuritaires croissants dans le pays.
Cette mesure survient alors que la région du Sahel connaît une intensification des violences et des activités armées.







