L’armée en Guinée-Bissau a affirmé que sa prise de pouvoir le 26 novembre dernier était motivée par ce qu’elle décrit comme « un risque d’éclatement d’une guerre civile à caractère ethnique », à la suite des élections organisées le mois précédent.
Le coup d’État, qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló, avait d’abord été justifié par la présence présumée de « réseaux de trafic de drogue » cherchant à semer le chaos. Mais une nouvelle déclaration assortie d’un document établissant le « Conseil national transitoire consultatif » affirme désormais que le pays faisait face à une situation politique « dangereuse » susceptible de déboucher sur un conflit interne.
Dans son communiqué, la direction militaire indique que « les forces armées ont été de nouveau contraintes d’intervenir, entraînant un nouveau changement forcé de l’ordre constitutionnel ».
De son côté, la commission électorale a annoncé mardi son incapacité à publier les résultats de l’élection présidentielle et législative du 23 novembre, après que des inconnus ont pris d’assaut son siège et détruit les procès-verbaux lors du coup d’État.
Le scrutin opposait Embaló à son adversaire Fernando Dias, qui avait proclamé sa victoire de manière unilatérale.
À la suite du putsch, le général Horta Inta, proche d’Embaló, a été nommé à la tête d’une transition d’un an.







