L’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) a annoncé avoir placé ses défenses aériennes en état d’alerte maximale, avec l’autorisation de « neutraliser » tout aéronef pénétrant son espace aérien sans autorisation.
Cette décision intervient après l’atterrissage d’urgence d’un avion militaire nigérian à l’aéroport de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.
Dans un communiqué signé par son président en exercice, le général Assimi Goïta, la Confédération a qualifié l’incident de « violation flagrante » de la souveraineté nationale et du droit international.
Une enquête immédiate a révélé que l’appareil — un C130 transportant 11 militaires — ne disposait d’aucune autorisation de survol de l’espace aérien burkinabè.
Ce nouvel épisode survient dans un contexte régional tendu, après que le Nigeria a apporté — à la demande officielle du Bénin — un soutien militaire et aérien pour contrer une tentative de coup d’État à Cotonou.
Une intervention perçue comme un signe clair des tensions croissantes entre le bloc sahélien et les initiatives sécuritaires menées par le Nigeria et d’autres pays de la CEDEAO.







