Le Assemblée populaire nationale a adopté une loi qualifiée d’historique criminalisant la période de la colonisation française en Algérie entre 1830 et 1962, la définissant comme une « crime d’État » et un « génocide ».
Selon le texte, cette législation vise à établir un cadre juridique permettant à l’Algérie de réclamer la reconnaissance officielle et des excuses de la part de la France.
La loi affirme que la campagne militaire française lancée le 14 juin 1830 constituait une « agression flagrante » et une « violation manifeste du droit international ». Elle souligne que le peuple algérien a subi « l’une des formes de colonisation les plus violentes de l’histoire de l’humanité », entraînant « des millions de victimes » à travers des massacres, des famines organisées et des politiques de répression systématique.
Le texte prévoit également des mécanismes de poursuites juridiques et criminalise toute tentative de glorification ou de justification de la période coloniale.
Cette initiative législative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Paris, marquées par des différends mémoriels et politiques récurrents.
Pour rappel, l’Algérie a obtenu son indépendance après une guerre de libération de huit ans. Le cessez-le-feu a été signé le 19 mars 1962, et l’indépendance proclamée officiellement le 5 juillet de la même année.







