La Guinée organise ce dimanche une élection présidentielle qui devrait accorder à l’ancien chef du coup d’État, Mamadi Doumbouya, un mandat présidentiel complet de sept ans, dans une étape présentée comme l’achèvement de la transition vers un pouvoir civil.
Âgé d’une quarantaine d’années, Doumbouya affronte huit autres candidats, en l’absence de tout rival majeur, alors que l’ancien président Alpha Condé et plusieurs figures de l’opposition demeurent en exil.
Le président de transition bénéficie d’une popularité notable, en particulier auprès des jeunes, portée par ses politiques nationalistes de gestion des ressources, notamment le lancement du projet minier de Simandou et la nationalisation d’actifs de la société Guinea Alumina Corporation.
Selon les observateurs, une victoire attendue de Doumbouya pourrait renforcer durablement l’influence de l’appareil militaire et de ses alliés sur l’économie guinéenne, alors que le pays anticipe une croissance significative avec l’entrée en production de projets miniers de grande envergure.
La présidentielle a été précédée par un référendum constitutionnel organisé en septembre dernier, ayant validé des amendements autorisant la candidature de Doumbouya et l’allongement du mandat présidentiel, dans un climat de controverse sur la crédibilité du scrutin.







