D’éminents opposants maliens en exil ont annoncé la création de la Coalition des forces pour la République, estimant que la résistance constitue un devoir national face à ce qu’ils décrivent comme la pire crise de l’histoire contemporaine du pays.
L’annonce a été faite dans un communiqué du nouveau mouvement, qui réunit plusieurs figures, dont le leader religieux Mahmoud Dicko, installé en Algérie depuis décembre 2023.
La coalition fixe pour objectif l’ouverture d’un dialogue national inclusif avec les groupes armés, la fin de ce qu’elle qualifie de « massacres de civils et de soldats », ainsi que le rétablissement des libertés fondamentales en vue d’une transition de 18 mois.
Dans son diagnostic de la situation, le mouvement dénonce « la faiblesse de l’État », « la souffrance du peuple » et « la corruption des institutions », affirmant que « la souveraineté du pays est confisquée par une alliance toxique entre prédation économique et militarisation ».
Le porte-parole de la coalition est l’économiste Étienne Fakaba Sissoko, ancien détenu sous le régime militaire actuel.
Le mouvement regroupe également des figures de la société civile et des responsables de partis politiques dissous.







