Des figures politiques de l’opposition bissau-guinéenne se sont réunies à Dakar, la capitale sénégalaise, pour appeler la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à agir avec fermeté face au coup d’État militaire survenu dans leur pays il y a deux semaines.
Cette rencontre, qui a également rassemblé des représentants de la société civile, intervient deux jours avant un sommet extraordinaire de la CEDEAO prévu dimanche.
Les participants ont demandé à l’organisation régionale de faire preuve de la « même fermeté » récemment affichée lors de la tentative de putsch au Bénin, avertissant qu’une « double standard » mettrait en péril sa crédibilité.
Par la voix de leur représentant, Dara Fonseca Fernandes, les opposants ont exhorté les dirigeants de la CEDEAO à adopter une décision claire rétablissant l’ordre constitutionnel, en reconnaissant la victoire du candidat présidentiel Fernando Dias da Costa et en le mettant en fonction, sans recourir à une intervention militaire.
Ils ont affirmé que des copies alternatives des procès-verbaux électoraux restent disponibles dans certaines régions, malgré la destruction de plusieurs d’entre elles le jour du coup d’État, et qu’il est possible de s’appuyer dessus pour proclamer les résultats définitifs qui, selon eux, constituent la base du retour à la légalité constitutionnelle.







