La capitale malienne Bamako accueille, les 22 et 23 décembre, un sommet de l’Alliance des États du Sahel réunissant les présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Cette rencontre se tient dans un contexte sécuritaire régional de plus en plus tendu, marqué par une série d’attaques menées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, dont les opérations se rapprochent désormais des capitales et s’étendent à de vastes zones rurales.
Il s’agit de la deuxième session du « Collège des chefs d’État de l’Alliance du Sahel ». Les trois pays, tous dirigés par des gouvernements militaires, entendent se présenter comme un pôle régional capable de faire face aux défis sécuritaires sans tutelle extérieure, notamment après le retrait des forces françaises et la réduction de la présence américaine dans la région.
Les travaux du sommet devraient se concentrer sur le renforcement de la coordination militaire conjointe et l’adoption d’un plan d’urgence pour contenir l’escalade des menaces sécuritaires, en dépit des contraintes persistantes liées à la faiblesse des ressources financières et militaires des États membres.







