La capitale malienne Bamako est soumise à un blocus étouffant imposé par le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, dans une crise qui, selon The Times, pourrait faire vaciller le pouvoir du conseil militaire au pouvoir.
Le blocus, en place depuis septembre dernier, a entraîné une chute de 80 % des approvisionnements en carburant, paralysant l’économie, fermant écoles et usines, et provoquant une hausse vertigineuse des coûts de transport. Cette situation alimente un mécontentement populaire grandissant.
Le régime du général Assimi Goïta se retrouve isolé tant sur le plan intérieur qu’international, tandis que le JNIM s’est transformé en une force régionale opérant dans sept pays du Sahel.
Face à la détérioration de la situation, les ambassades américaine, britannique et française ont ordonné à leurs ressortissants de quitter le Mali immédiatement.
Des analystes estiment que la chute du régime, soit par une insurrection populaire, soit par un nouveau coup d’État, n’est plus à exclure.







