Les autorités de transition nigériennes ont refusé de rouvrir la frontière avec le Bénin, marquant une nouvelle escalade diplomatique entre les deux pays.
Niamey a conditionné toute reprise du trafic frontalier à la présentation par Cotonou de « signes rassurants », alors que la crise humanitaire et économique s’aggrave pour les populations des deux côtés, privées de leurs moyens de subsistance quotidiens.
La crise trouve son origine dans des accusations répétées du Niger selon lesquelles le Bénin aurait autorisé une présence militaire française dans la région de Toru, près de Parakou.
Le Bénin et la France ont fermement nié ces allégations, affirmant que toute coopération militaire se fait dans le cadre d’accords transparents et connus.
Pendant ce temps, les habitants de la ville frontalière de Gaya paient le prix fort de ce bras de fer diplomatique : les échanges commerciaux et les déplacements sont quasiment à l’arrêt.
Selon plusieurs analystes, la meilleure issue réside désormais dans une médiation régionale rapide afin d’éviter une nouvelle détérioration des relations entre les deux pays.







