Les efforts de médiation du Qatar visant à relancer le processus de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement du 23 mars (M23) rencontrent de nouveaux obstacles, en raison de divergences persistantes sur plusieurs questions clés.
Les médiateurs qataris travaillent actuellement sur la treizième version du projet d’accord, profitant de la présence des délégations congolaises et du M23 à Doha, en marge de la deuxième édition du Sommet mondial pour le développement social.
Le désaccord principal porte sur la restitution de l’autorité de l’État dans les zones tenues par la rébellion.
Le gouvernement congolais exige un retrait complet du M23 avant toute négociation politique, tandis que le mouvement rebelle considère que ce retrait doit résulter d’un accord global et propose la formation d’un gouvernement d’unité nationale.
Ces tensions surviennent dans un climat politique déjà tendu entre Kinshasa et Kigali, accusées mutuellement d’alimenter l’instabilité régionale.
Doha espère toutefois aboutir à un accord préliminaire dans les prochains jours, en vue d’une réunion ultérieure aux États-Unis destinée à valider les compromis finaux.







