La Libye fait face à une pression internationale croissante pour fermer rapidement ses centres de détention de migrants, après la publication de rapports accablants faisant état de tortures, de mauvais traitements et parfois d’exécutions.
Lors d’une réunion des Nations unies à Genève, plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Espagne, la Norvège et la Sierra Leone, ont exprimé leur profonde inquiétude quant aux conditions de détention des migrants en Libye — un point de transit majeur pour des milliers d’Africains fuyant la guerre et la pauvreté vers l’Europe.
Ces pays ont également réclamé un accès sans restriction aux cimetières et fosses communes, après que des agences onusiennes ont signalé la découverte de corps portant des traces de balles.
De son côté, le ministre libyen des Affaires étrangères par intérim, Mohamed Taher Salem al-Baour, a reconnu que « les migrants représentent un lourd fardeau pour l’État », tout en soulignant les efforts déployés par Tripoli pour garantir le respect des droits humains, malgré les grandes difficultés liées à la période de transition actuelle.







