Les États-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter le Mali « immédiatement », mettant en garde contre la dégradation rapide de la situation sécuritaire et humanitaire, aggravée par la crise du carburant provoquée par le blocus imposé par le groupe djihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) autour de Bamako.
Dans un communiqué, l’ambassade américaine à Bamako a indiqué qu’elle « encourage vivement tous les citoyens américains à quitter le Mali par des vols commerciaux dès que possible », précisant que sa capacité à fournir une assistance d’urgence est « très limitée en dehors de la capitale ».
La pénurie d’essence, conséquence directe des attaques menées par le JNIM contre les convois venant de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, a paralysé la circulation, fait grimper les prix et entraîné la fermeture de nombreuses écoles et universités.
Les analystes estiment que ce blocus vise à « asphyxier l’économie de la capitale » et à accroître la pression sur la junte militaire au pouvoir, déjà isolée sur la scène internationale.







