Un massacre d’une ampleur inédite a été signalé à l’hôpital de maternité d’El-Fasher, capitale du Nord-Darfour, où au moins 460 personnes, dont des patients et leurs accompagnants, ont été tuées après la prise de contrôle de l’établissement par les Forces de soutien rapide (FSR), selon les Nations unies.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, s’est déclaré “profondément attristé” par cette tragédie, rappelant qu’elle s’inscrit dans une série d’attaques ciblées contre les infrastructures médicales et de rapts de personnel soignant.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a condamné avec la plus grande fermeté cette attaque, appelant à un “arrêt immédiat des violences” visant les hôpitaux, les patients et les travailleurs humanitaires.
Selon l’OMS, 185 attaques contre le secteur de la santé ont été enregistrées au Soudan depuis avril 2023, ayant fait 1 204 morts parmi les soignants et blessé de nombreux patients.
Ce drame intervient alors que les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle total d’El-Fasher et annoncé leur intention de poursuivre la guerre pour le pouvoir. Les combats ont provoqué le déplacement de plus de 33 000 habitants, tandis que six secouristes restent en captivité, leurs ravisseurs exigeant une rançon d’un million de dollars pour leur libération.







