Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accusé l’Éthiopie de causer des préjudices à l’Égypte et au Soudan en raison de sa gestion “non réglementée” du barrage de la Renaissance (GERD), appelant à une mobilisation internationale et africaine pour parvenir à un accord juridique contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage.
Dans un discours enregistré diffusé lors de la séance d’ouverture de la huitième édition de la Semaine de l’eau du Caire, Sissi a rappelé que le Nil est “une propriété commune” des pays riverains, et non une ressource susceptible d’être monopolisée.
Il a affirmé que les déversements d’eau irréguliers opérés sans notification préalable ont provoqué “des dommages considérables aux pays en aval”, notamment l’inondation de terres et d’habitations en Égypte et au Soudan.
Le président a averti que “l’Égypte ne restera pas les bras croisés”, soulignant que le recours de son pays à la diplomatie et aux instances internationales n’est “ni un signe de faiblesse ni de recul, mais l’expression de la solidité de sa position.”
Cette déclaration intervient alors que les négociations entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance restent dans l’impasse, les deux premiers pays réclamant un accord tripartite juridiquement contraignant avant toute poursuite du remplissage ou de l’exploitation du barrage.







