Le président du Nigeria, Bola Tinubu, a affirmé que « le pire est derrière nous » pour l’économie nationale, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la fête de l’indépendance, au cours duquel il a défendu les réformes économiques controversées mises en œuvre par son gouvernement.
Cette déclaration intervient après la suppression des subventions sur le carburant et l’unification des taux de change, des mesures qui ont provoqué une forte hausse du coût de la vie et suscité une large colère populaire.
Tinubu a toutefois mis en avant des signes de reprise : une croissance du PIB accélérée à 4,23 %, une baisse de l’inflation à 20,12 %, ainsi qu’une augmentation des réserves de change à 42,03 milliards de dollars.
Il a également annoncé le versement d’aides directes d’une valeur de 330 milliards de nairas à des millions de familles bénéficiaires, tout en soulignant la poursuite des grands projets d’infrastructures.
Cependant, ce tableau optimiste est tempéré par des avertissements sur la persistance d’une inflation élevée, l’aggravation de la pauvreté et de nouvelles tensions liées aux grèves dans le secteur pétrolier, qui menacent les gains de production vantés par le président.







