Près de huit millions d’électeurs camerounais se sont rendus aux urnes ce dimanche pour choisir le nouveau président du pays, lors d’un scrutin jugé décisif, marqué par des défis sécuritaires et des doutes croissants quant à la transparence du processus électoral.
La commission électorale a ouvert environ 31 000 bureaux de vote à travers le pays.
Dans la capitale Yaoundé, les électeurs ont commencé à affluer progressivement sous haute surveillance, notamment dans le quartier huppé de Bastos, près du palais présidentiel, où le président sortant Paul Biya devait voter.
Au pouvoir depuis 42 ans, Paul Biya se présente à nouveau sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, alors que son long règne suscite de vives critiques à l’étranger.
Dans un rapport, l’International Crisis Group a averti que « l’absence de véritable compétition et l’exclusion des zones de conflit du vote menacent la légitimité du scrutin ».







