Un regroupement indépendant de militants et de journalistes au Niger a annoncé la création du mouvement « Groupe des 25 », appelant à un rétablissement de la vie politique sur des bases constitutionnelles après le coup d’État de juillet 2023.
Dans une déclaration, dont les signataires ont préféré garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, le collectif a fixé ses priorités : la libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum, la fin du régime militaire et l’élaboration d’un plan national face à la montée des menaces terroristes.
Le groupe a vivement critiqué le Conseil militaire au pouvoir, dénonçant les mesures récentes — dont l’investiture du général Abdourahmane Tiani et la dissolution des partis politiques — comme menant le pays dans une « impasse politique ». Les dialogues organisés par les militaires ont été qualifiés de « mises en scène destinées à consolider leur pouvoir ».
Le communiqué met également en garde contre une dégradation sécuritaire « presque hors de contrôle » et appelle les Nigériens à exprimer leurs revendications « de manière pacifique » afin de faire pression pour de véritables élections reflétant la volonté populaire.







