L’organisation Human Rights Watch a signalé une intensification des attaques de la branche sahélienne de l’État islamique dans l’ouest du Niger, faisant plus de 127 victimes civiles depuis mars dernier.
Selon le rapport, la région de Tillabéri, à la frontière avec le Burkina Faso et le Mali, est particulièrement touchée par l’escalade des violences des groupes armés.
Des témoins cités par l’ONG accusent l’armée nigérienne de n’avoir ni répondu aux alertes préalables ni assuré la protection des populations civiles.
Ces attaques surviennent alors que le conseil militaire, au pouvoir depuis le coup d’État de 2023, justifie sa prise de pouvoir par l’incapacité du gouvernement précédent à lutter contre les groupes armés — une affirmation contredite par des rapports faisant état d’une amélioration sécuritaire avant l’arrivée des militaires.
HRW a exhorté les autorités nigériennes à enquêter sur ce qu’elle qualifie de « crimes de guerre évidents ». L’agence Reuters précise toutefois qu’elle n’a pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.







