Les électeurs guinéens ont entamé le vote sur un projet de nouvelle Constitution, une étape cruciale de la transition dirigée par les autorités en place depuis le coup d’État de septembre 2021.
Le référendum intervient quatre ans après la destitution de l’ancien président civil Alpha Condé.
Le projet constitutionnel, qui compte 199 articles, introduit des changements majeurs, notamment la prolongation du mandat présidentiel à sept ans renouvelable une seule fois, et fixe l’âge des candidats entre 40 et 80 ans — ouvrant ainsi la voie à une éventuelle candidature du général Mamadi Doumbouya.
La nouvelle Constitution prévoit également la création d’une chambre parlementaire supplémentaire (Sénat), l’instauration d’un quota de 30 % de femmes dans les postes de direction, ainsi que la mise en place d’une Haute Cour de justice pour juger les responsables.
Le scrutin se déroule sous haute sécurité, avec plus de 45 000 agents déployés pour encadrer le processus auquel participent environ 6,7 millions d’électeurs.
Cette étape pave la voie aux élections générales promises pour 2025, marquant un retour progressif à l’ordre constitutionnel.







