La campagne officielle pour le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre a débuté en Guinée, dans un contexte politique tendu marqué par l’absence de toute représentation de l’opposition, écartée par les mesures répressives imposées par la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2021.
Les autorités présentent ce référendum comme une étape vers un « retour à l’ordre civil », mais l’ambiguïté du texte constitutionnel concernant l’éligibilité du chef du coup d’État, le général Mamadi Doumbouya, à la prochaine présidentielle, suscite de vifs soupçons. Une disposition qui contredirait la « Charte de la transition », interdisant explicitement aux membres du conseil militaire de se porter candidats.
Depuis 2022, le gouvernement a imposé une interdiction totale des manifestations, mené des vagues d’arrestations contre ses opposants et poussé plusieurs leaders politiques à l’exil. Plus récemment, trois des principaux partis, dont celui de l’ancien président Alpha Condé, ont vu leurs activités suspendues, accentuant les inquiétudes sur la répression de la vie politique.
En réponse, l’opposition appelle à des manifestations populaires à partir du 5 septembre pour dénoncer le référendum, tandis que des organisations de la société civile réclament son report, invoquant de graves carences organisationnelles, la répression politique et l’absence de garanties de transparence et d’équité.







