L’Éthiopie procède ce mardi à l’inauguration officielle du Grand barrage de la Renaissance (GERD), le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique, dont la construction aura duré dix ans pour un coût total de 4 milliards de dollars.
Avec ses 145 mètres de hauteur et 1,8 kilomètre de largeur, l’ouvrage est conçu pour produire près de 6 000 mégawatts d’électricité, avec une capacité de stockage de 74 milliards de m³ d’eau.
Cependant, le projet continue de susciter de vives tensions avec les pays en aval, l’Égypte et le Soudan, faute d’un accord sur le remplissage et la gestion du barrage. Le Caire le considère comme une « menace existentielle », tandis qu’Addis-Abeba le présente comme une « opportunité » pour l’ensemble de la région.
Le conseiller du ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie a réaffirmé la volonté de son pays d’apaiser les inquiétudes de ses voisins par le biais de négociations sérieuses, soulignant que le barrage constitue une source de fierté nationale et de rare consensus dans un pays marqué par de multiples conflits armés.







