L’administration du président américain Donald Trump prépare une initiative visant à réformer en profondeur le système international de l’asile, selon des documents internes consultés par Reuters.
La proposition, qui devrait être présentée lors de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, entend abolir le cadre établi après la Seconde Guerre mondiale et le remplacer par un mécanisme imposant aux demandeurs d’asile de déposer leur requête dans le premier pays de transit, et non dans le pays de leur choix.
Le projet prévoit également de rendre le statut de réfugié temporaire, laissant à l’État hôte la possibilité de réévaluer périodiquement les conditions dans le pays d’origine afin de décider d’un éventuel retour.
Un porte-parole du Département d’État a déclaré que ce plan vise à lutter contre « l’abus du système d’asile au profit de la migration économique ».
En réaction, Mark Hetfield, président de l’ONG HIAS (Réinstallation des réfugiés), a mis en garde contre « un retour à l’ère d’avant la protection internationale ».
Parallèlement, l’administration Trump envisage de réduire le plafond annuel d’accueil des réfugiés à 40 000 – 60 000, avec une possible priorité accordée aux Européens victimes de persécutions politiques.







