Les élections partielles au Nigéria ont marqué un tournant politique majeur avec l’annonce de la défaite de l’opposition dans ses fiefs historiques. Le Congrès démocratique africain a subi un revers cinglant dans l’État de Kaduna, bastion qu’il contrôlait depuis le retour à la démocratie en 1999.
Le parti au pouvoir s’est imposé largement, récoltant 34 000 voix contre seulement 11 000 pour le Parti démocratique du peuple dans ce bastion clé. Il a également remporté d’autres victoires écrasantes, notamment dans les circonscriptions de Basawa et Remo fédérale.
Ces résultats constituent une douche froide pour l’opposition, dont les campagnes avaient pourtant attiré une forte mobilisation populaire deux jours avant le scrutin. Ils représentent aussi un coup dur pour l’influence de ses figures emblématiques, l’ancien gouverneur de Kaduna et ex-candidat à la présidentielle Peter Obi n’ayant pas réussi à rallier les électeurs à ses candidats.
Selon des observateurs, ces défaites s’expliquent par l’emprise des gouverneurs sur le processus électoral et ses ressources financières, tandis que les dirigeants de l’opposition restent silencieux pour réévaluer leurs stratégies après cette débâcle.







