Les États-Unis et le Rwanda ont conclu un accord prévoyant l’accueil par Kigali de jusqu’à 250 migrants expulsés des États-Unis, selon un responsable rwandais sous couvert d’anonymat.
La porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a affirmé que cet accord s’inscrit dans « les valeurs communautaires fondées sur la réintégration », soulignant que « presque chaque famille rwandaise a connu le déplacement ».
Dans le cadre de cet accord, le Rwanda offrira aux migrants une formation professionnelle, des soins de santé et une aide au logement, tout en conservant le droit d’approuver individuellement chaque personne avant sa réinstallation.
Kigali recevra également une subvention financière des États-Unis, dont le montant n’a pas été révélé, et l’accord exclut les criminels et les auteurs de crimes sexuels contre des enfants.
L’administration Trump entend ainsi intensifier les expulsions vers des pays tiers, malgré les critiques des organisations de défense des droits humains, qui jugent cette mesure dangereuse et inhumaine.
À noter que le Rwanda avait signé un accord similaire avec le Royaume-Uni en 2022, finalement annulé en raison de contraintes juridiques.
Cet accord intervient alors que Washington cherche à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, tandis que Kigali continue de renforcer son rôle de destination pour les déplacés malgré les accusations de violations des droits humains.







