Le Wall Street Journal a révélé que l’administration de l’ancien président américain Donald Trump a officiellement sollicité cinq pays africains — le Libéria, le Sénégal, la Mauritanie, le Gabon et la Guinée-Bissau — pour accueillir des migrants que les États-Unis cherchent à expulser, notamment ceux dont les pays d’origine refusent ou tardent à les reprendre.
Ces demandes, formulées avant un mini-sommet tenu à la Maison Blanche le mercredi 9 juillet 2025, s’inscrivent dans le cadre de négociations sur des accords dits de « pays tiers sûrs », selon des documents internes et des responsables américains.
Washington a proposé que ces migrants ne soient pas renvoyés dans leurs pays d’origine avant que leurs demandes d’asile aux États-Unis soient entièrement examinées. Le président Trump aurait abordé ce sujet durant la réunion, exprimant son espoir de progresser vers de tels accords. Toutefois, aucune des cinq nations n’a confirmé publiquement son engagement, et ni la Maison Blanche ni les ambassades concernées n’ont répondu aux sollicitations des médias.
Cette initiative s’ajoute aux efforts déployés depuis plusieurs mois pour trouver des destinations alternatives aux expulsions. En février, un accord similaire avec le Panama avait permis le transfert de plus de 100 migrants, principalement originaires du Moyen-Orient.
En mai dernier, Washington a aussi tenté de renvoyer huit migrants vers le Soudan du Sud, bien qu’un seul d’entre eux y soit effectivement né, en invoquant les dispositions légales relatives à l’expulsion des personnes condamnées pour des crimes graves.
La Cour suprême des États-Unis a récemment soutenu cette approche, en renforçant les prérogatives de l’administration pour expulser des migrants, même en cas d’opposition de tribunaux inférieurs, ouvrant ainsi la voie à une intensification des transferts vers des pays tiers.







