Le sommet du groupe BRICS s’ouvre ce dimanche 6 juillet 2025 à Rio de Janeiro, au Brésil, avec la participation de 20 pays membres et partenaires, sous le slogan : « Renforcer la coopération Sud-Sud ».
Présidée par le Brésil, la rencontre de deux jours mettra l’accent sur des enjeux politiques et économiques clés, notamment l’expansion de l’utilisation des monnaies locales dans les échanges commerciaux, la réforme du système financier mondial, et la coopération dans les domaines de l’énergie, du climat et de l’intelligence artificielle.
Le président russe Vladimir Poutine — visé par un mandat d’arrêt international — et le président chinois Xi Jinping — pour des raisons d’agenda — seront absents. Ils seront représentés respectivement par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Premier ministre chinois Li Qiang.
De nouveaux membres comme l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Iran et l’Indonésie participent à la réunion aux côtés de dix pays partenaires, dont le Vietnam et la Thaïlande.
Parmi les sujets principaux :
- La « dédollarisation » : les BRICS cherchent à développer des systèmes de paiement alternatifs, comme « BRICS Pay », et à intensifier les règlements commerciaux en monnaies locales, malgré des tensions internes, notamment l’opposition de l’Inde à la domination du yuan chinois.
- La réforme des institutions internationales : les membres veulent restructurer le FMI pour donner plus de poids aux pays du Sud et créer un fonds de garanties adossé à la Nouvelle Banque de développement du groupe.
Le sommet se déroule alors que les États-Unis menacent d’imposer des droits de douane pouvant aller jusqu’à 100 % sur les importations des pays BRICS en cas de lancement d’une monnaie commune, illustrant l’intensification de la rivalité entre le bloc et l’Occident.
Malgré des divergences internes, les BRICS représentent désormais 41 % de l’économie mondiale, dépassant le G7, selon les prévisions du FMI.







