Un rapport confidentiel des Nations unies, consulté par Reuters, indique que les experts en charge des sanctions n’ont trouvé aucune « relation active » cette année entre Al-Qaïda et Hayat Tahrir al-Cham (HTS), groupe qui dirige le gouvernement de transition en Syrie.
Cette conclusion pourrait appuyer les efforts des États-Unis en faveur d’une levée des sanctions onusiennes contre la Syrie, alors que le rapport devrait être publié officiellement en juillet 2025.
Le document note également que le président intérimaire Ahmad al-Sharaa et le ministre de l’Intérieur Anas Khattab adoptent une approche plus pragmatique que certains membres radicaux de l’exécutif, dont les positions demeurent idéologiquement rigides.
Ce rapport intervient dans un contexte de réorientation de la politique américaine sous l’administration Trump, qui a levé en mai 2025 les sanctions américaines contre la Syrie et retiré la HTS de sa liste des organisations terroristes.
Washington a justifié cette décision par la volonté de stabiliser la Syrie et de contrer l’influence de l’Iran et de la Russie.
Cependant, plusieurs États membres de l’ONU ont exprimé leurs inquiétudes concernant des liens idéologiques persistants entre certains membres de la HTS et Al-Qaïda, en particulier au sein du « nouvel armée syrienne ».
HTS, ancien bras syrien d’Al-Qaïda jusqu’à sa rupture en 2016, a dirigé l’offensive qui a renversé le président Bachar al-Assad en décembre 2024, portant Ahmad al-Sharaa au pouvoir à la tête de la transition.
Selon certains analystes, la levée des sanctions pourrait contribuer à la reconstruction économique du pays et à limiter l’extrémisme, tandis que d’autres y voient surtout une tentative des États-Unis de renforcer leur influence stratégique dans la région.







