Le Conseil national de transition au Mali a adopté jeudi, à une large majorité, un projet de loi accordant au président de transition, le général Assimi Goïta, un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable, sans passer par des élections. Cette décision est justifiée par la situation sécuritaire du pays.
Le texte doit encore être signé par le président Goïta pour entrer en vigueur, ce qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’en 2030 au minimum.
Ce vote intervient après l’approbation du projet en Conseil des ministres le 12 juin dernier, conformément aux recommandations issues des consultations nationales organisées par la junte fin avril.
Le président du Conseil national de transition, le général Malick Diaw, a salué cette décision comme « une étape majeure dans la reconstruction du Mali », affirmant qu’elle « reflète la volonté populaire ».
Pour rappel, les militaires maliens, arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021, avaient initialement promis un retour au pouvoir civil d’ici mars 2024, avant de reporter indéfiniment les élections, suscitant de nombreuses critiques à l’échelle nationale et internationale.







