Les autorités de l’Est libyen ont ordonné, mardi, l’expulsion immédiate des ministres de l’Intérieur d’Italie, de Grèce et de Malte ainsi que du commissaire européen chargé de la migration, dès leur arrivée à Benghazi, les déclarant « personae non gratae ».
Cette décision fait suite à la visite de la délégation à Tripoli pour rencontrer le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale, sans coordination préalable avec le gouvernement parallèle basé à l’Est.
Le gouvernement de Benghazi, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, a qualifié cette visite de « violation flagrante des usages diplomatiques » et a annoncé l’annulation de toutes les dispositions prévues avec les représentants européens.
Deux jours auparavant, les autorités de l’Est avaient émis une circulaire régissant les modalités de visite des missions diplomatiques et organisations internationales dans les zones sous leur contrôle.
Pour rappel, la Libye est plongée depuis 2011 dans une profonde crise politique et sécuritaire, divisée entre le gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, et un gouvernement rival à Benghazi, sur fond de tensions persistantes et d’instabilité chronique.







