La présidence de l’Alliance des États du Sahel – composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso – a annoncé le report de son deuxième sommet, initialement prévu pour juillet, au mois de septembre prochain à Bamako, capitale malienne.
Aucune raison précise n’a été donnée pour expliquer ce report, mais celui-ci coïncide avec une recrudescence des attaques armées dans la région. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a récemment mené des attaques coordonnées contre des sites militaires et sécuritaires situés aux frontières des trois pays.
Par ailleurs, la région traverse une période de tensions politiques et sécuritaires, notamment après un incident diplomatique entre le Mali et l’Algérie à la suite de la destruction d’un drone malien ayant violé l’espace aérien algérien. L’affaire a entraîné une escalade et le rappel des ambassadeurs.
Les trois pays font également face à des pressions régionales et internationales, en particulier depuis leur retrait de la CEDEAO et leur rapprochement stratégique avec de nouveaux alliés comme la Russie.
Le sommet reprogrammé en septembre devrait aborder les mécanismes de renforcement de la coopération militaire et sécuritaire entre les membres de l’Alliance, ainsi que les défis politiques et économiques auxquels la région est confrontée.







