Huit migrants expulsés par les États-Unis sont arrivés à l’aéroport de Djouba, capitale du Soudan du Sud, selon des sources aéroportuaires et des responsables gouvernementaux.
Les migrants avaient été précédemment détenus dans une base militaire américaine à Djibouti avant leur expulsion, après que la Cour suprême américaine a levé les restrictions juridiques empêchant leur transfert vers le Soudan du Sud, un pays marqué par une instabilité politique chronique.
Leur expulsion intervient après l’échec de leurs derniers recours judiciaires, la Cour ayant soutenu la politique de l’administration du président Donald Trump visant à renvoyer les migrants vers des « pays tiers » autres que leurs pays d’origine.
Le ministère américain de la Justice a affirmé que le Soudan du Sud avait fourni des garanties diplomatiques assurant que les expulsés ne seraient pas victimes de torture ou de persécution, conformément aux directives de mars dernier autorisant les renvois dans de telles situations.
Tricia McLaughlin, assistante de la secrétaire à la Sécurité intérieure, a salué cette décision comme une « victoire de l’État de droit ». Des défenseurs des droits humains, cependant, dénoncent la dangerosité d’envoyer des migrants dans un pays que le Département d’État déconseille de visiter en raison des conflits armés et de l’insécurité.
Parmi les personnes expulsées figurent des ressortissants de Cuba, du Laos, du Mexique, du Myanmar et du Vietnam. Un seul possède la nationalité sud-soudanaise.
Leur sort après l’arrivée reste inconnu, bien que des responsables américains aient été présents à l’aéroport pour les accueillir.







