Le président rwandais Paul Kagame a affirmé que l’accord signé le 27 juin 2025 à Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) s’inscrit dans un cadre plus large composé de deux volets parallèles : un axe sécuritaire, représenté par l’accord américain, et un axe politique, mené à travers les négociations en cours au Qatar impliquant le gouvernement congolais et le mouvement M23.
Lors d’une conférence de presse marquant le 31e anniversaire de la libération du Rwanda, Kagame a souligné l’importance de la rencontre tripartite de mars 2025 à Doha entre lui-même, le président congolais Félix Tshisekedi et l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani. Il a qualifié cette rencontre de déterminante, décrivant les deux processus comme étant « les deux faces d’une même pièce » pour résoudre une crise profonde et ancienne.
Kagame a nié toute implication du Rwanda dans la crise interne en RDC, réaffirmant l’engagement de son pays à appliquer l’accord, qui prévoit notamment le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC dans un délai de 90 jours ainsi que la réduction de l’influence des groupes armés tels que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Il a toutefois averti que toute manœuvre de la partie congolaise serait suivie d’une réaction équivalente, tout en saluant le rôle du Qatar et des États-Unis dans l’élaboration de solutions durables à la crise.







