La France a dévoilé son intention de réviser sa stratégie politique et sécuritaire en Afrique d’ici 2026, dans le cadre de la vision stratégique nationale 2030, publiée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
Le plan prévoit une révision des modalités de partenariat avec les pays africains, en mettant davantage l’accent sur les dimensions civiles telles que l’économie, la culture et la mémoire, tout en renforçant les initiatives sécuritaires européennes et multilatérales.
Selon le document, la restructuration de la présence militaire française vise à instaurer des partenariats « plus flexibles », répondant mieux aux attentes des États africains.
Paris accuse par ailleurs la Russie de constituer une menace directe à sa sécurité, en raison de ses opérations militaires en Ukraine et de ses alliances stratégiques avec l’Iran et la Chine. Elle affirme que Moscou « exploite l’instabilité en Afrique pour servir ses intérêts ou affaiblir ceux de la France et de l’Europe ».
La France a également été critiquée pour des scandales d’espionnage présumés au Niger et au Burkina Faso, ce qui l’a poussée à élaborer une nouvelle approche de son retour dans la région du Sahel.
Dans ce contexte, Paris a pointé du doigt l’agence African Initiative, l’accusant de diffuser une propagande favorable à Moscou, accusation que l’agence a catégoriquement rejetée en affirmant son indépendance éditoriale.
Cette refonte stratégique intervient en amont du sommet Afrique-France prévu début 2026 à Nairobi, qui devrait porter sur l’avenir des relations bilatérales dans un contexte de compétition géopolitique croissante sur le continent.
Source : African Initiative







