À l’occasion de la commémoration du « Saba Saba Day », qui rappelle le soulèvement de 1990 pour le pluralisme politique, le Kenya a été secoué par de violentes manifestations ayant fait 10 morts et 29 blessés, selon la Commission nationale kényane des droits de l’homme.
L’organisation a également signalé deux enlèvements, 37 arrestations dans 17 comtés, et dénoncé la présence de gangs armés de machettes et de gourdins opérant aux côtés de la police à Nairobi.
Les affrontements ont éclaté après que les forces antiémeutes ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants, certains répondant par des jets de pierres. Un journaliste de Reuters a rapporté que la police a tiré à balles réelles, blessant plusieurs personnes, dont un cas critique.
À la veille des manifestations, les autorités avaient imposé des mesures de sécurité strictes, incluant la fermeture des routes principales et des restrictions de circulation à Nairobi. Les manifestants accusent le gouvernement d’avoir recruté des milices pour saboter le mouvement, tandis que celui-ci qualifie les protestations de « tentative de coup d’État ».
Ces événements surviennent dans un climat de colère populaire face à la récession économique, la corruption et les violences policières, exacerbé par la mort du blogueur Albert Ojuang en garde à vue le mois dernier, incident devenu un catalyseur du mouvement de protestation lancé en juin.







