Des milliers de Kényans ont défilé cette semaine dans les rues du pays pour dénoncer la vie chère, la corruption et les violences policières, scandant des slogans hostiles au président William Ruto. Les forces de sécurité ont riposté par des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau, provoquant la mort de 31 personnes et blessant plus de 107 autres, selon la Commission nationale kényane des droits de l’homme, qui a condamné des « violations graves » et appelé à traduire les responsables en justice.
L’ONU a exprimé sa « profonde inquiétude » face à l’usage excessif de la force, tandis que le gouvernement durcissait son discours, qualifiant les manifestations de « tentative de coup d’État » et accusant 37 personnes arrêtées de « terrorisme ».
Des enquêtes journalistiques ont révélé que le nombre total de morts lors des manifestations depuis 2023 s’élève désormais à 140, alimentant les craintes d’un retour d’une unité de sécurité tristement célèbre, impliquée auparavant dans des exécutions extrajudiciaires, malgré les promesses de Ruto de la dissoudre.
La contestation, portée en grande partie par la « Génération Z », reflète une frustration croissante face aux promesses non tenues de réformes économiques et sécuritaires.







