Les autorités ghanéennes ont annoncé le renvoi de plus de 1 000 agents des services de sécurité, à la suite d’un audit officiel ayant révélé qu’ils ne remplissaient pas les critères requis pour occuper leurs fonctions.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed Mubarak, lors d’une réunion sur la responsabilité gouvernementale.
Selon le ministre, le rapport de la commission chargée de l’enquête a conduit à la radiation de 320 policiers, environ 730 agents de l’immigration, plusieurs centaines de pompiers et une cinquantaine de membres de la Commission de lutte contre la drogue.
Mubarak a précisé que cette mesure répond aux préoccupations croissantes du public concernant les procédures de recrutement dans les administrations précédentes. L’évaluation a porté sur les qualifications académiques, l’âge et l’état de santé des agents. Certains étaient âgés de plus de 40 ans et inaptes au service actif, tandis que d’autres souffraient de maladies chroniques telles que le diabète.
Le ministre a également annoncé que de nouvelles règles seront mises en place pour le recrutement dans les fonctions techniques des services de sécurité, avec des critères plus souples. Ces postes incluent notamment la couture des uniformes, la conduite ou la maintenance.
À noter que cette décision intervient dans un climat de pressions accrues sur le gouvernement après l’inculpation, en juin dernier, de 12 hauts responsables pour le détournement présumé de 53 millions de dollars.







