Les négociations se poursuivent à Doha autour d’un cessez-le-feu à Gaza et d’un accord d’échange de prisonniers, avec des signes tangibles de progrès. Israël aurait fait preuve de flexibilité concernant le retrait de ses troupes du territoire, sous la pression croissante des États-Unis pour mettre fin au conflit.
La question de la libération des otages détenus à Gaza a dominé les discussions entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump, lors de leur deuxième rencontre en 24 heures à la Maison-Blanche.
Selon Axios, une réunion trilatérale secrète a eu lieu entre des responsables américains, israéliens et qataris pour faire avancer le cessez-le-feu. L’armée israélienne a, de son côté, affirmé que les conditions étaient favorables à un accord d’échange.
Le ministre israélien des Affaires étrangères s’est dit optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord, précisant qu’Israël pourrait entamer des négociations pour un cessez-le-feu permanent si une trêve était obtenue.
Netanyahou a toutefois insisté, lors de sa rencontre avec Trump, sur la nécessité de maintenir la pression militaire malgré les lourdes pertes humaines, dont la mort de cinq soldats israéliens dans le nord de Gaza, dans le but, selon lui, de « vaincre le Hamas ».
Trump a qualifié la guerre de « tragédie », affirmant que toutes les parties souhaitent un dénouement, selon Yedioth Ahronoth, qui rapporte également que Trump a exercé une forte pression sur Netanyahou pour arrêter les combats.
D’après Sky News, le principal point de blocage reste la présence militaire israélienne à Gaza, notamment la volonté de Netanyahou de garder le contrôle du corridor de Morag au sud de Rafah, malgré l’opposition de son appareil sécuritaire.
Par ailleurs, les deux parties auraient dépassé leurs divergences sur l’aide humanitaire et les garanties de non-reprise des hostilités. Des messages ont été transmis à Hamas par des canaux indirects.
Dans une déclaration publique, le chef d’état-major israélien, Herzi Halevi, a reconnu les pertes douloureuses imposées par la guerre, tout en affirmant que les conditions étaient réunies pour une transaction de prisonniers.







