Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Le Maire, a accusé l’Algérie de délivrer des passeports à des migrants en situation irrégulière via son consulat à Toulouse, qualifiant cette pratique d’atteinte à la souveraineté française.
Dans un entretien accordé au Figaro, le ministre a déclaré que « des centaines de passeports » ont été émis de manière illégale par la représentation algérienne, annonçant son intention de ne plus reconnaître ces documents.
Il a également évoqué des sanctions à l’encontre de responsables algériens impliqués dans ce qu’il a décrit comme une tentative de « dénigrement de la France », et menacé de bloquer les négociations commerciales entre l’Union européenne et l’Algérie, accusant Alger de vouloir en tirer unilatéralement profit.
Le ministre a par ailleurs critiqué l’approche diplomatique passée envers Alger, qualifiée de « politique de bonne volonté ratée », plaidant pour un changement de cap visant à mieux défendre les intérêts français.
Cette déclaration survient dans un climat de tensions persistantes entre Paris et Alger, exacerbées par le soutien affiché de la France à une autonomie sahraouie sous souveraineté marocaine, une position qui a conduit l’Algérie à rappeler son ambassadeur et à expulser 12 diplomates français en avril dernier.
Malgré des tentatives d’apaisement en début d’année, la crise semble s’enliser, mettant en péril la coopération euro-algérienne et les relations bilatérales historiquement marquées par des épisodes de friction.







