Le colonel Assimi Goïta, chef de la junte militaire au pouvoir au Mali, a promulgué une nouvelle loi lui octroyant un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable « autant de fois que nécessaire » et sans passer par un scrutin populaire. Cette mesure, adoptée la semaine dernière par le Conseil législatif désigné par l’armée, prolonge son pouvoir jusqu’en 2030 au moins.
Cette décision marque une rupture avec l’engagement antérieur des militaires à restituer le pouvoir aux civils d’ici mars 2024.
Elle s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer le contrôle militaire sur les institutions, dont la dissolution des partis politiques et l’instauration de conditions strictes pour la création de nouvelles formations, conformément aux recommandations issues du dialogue national piloté par la junte.
En mai dernier, le régime avait également dissous toutes les organisations politiques et interdit les rassemblements publics, alimentant les inquiétudes quant à la répression des libertés démocratiques.
Assimi Goïta, arrivé au pouvoir à la suite de deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, avait initialement promis de lutter contre les groupes armés et de mener le pays vers une transition démocratique. Mais le







