Amnesty International a fermement condamné les déclarations du président kényan William Ruto appelant à tirer sur les manifestants violents, qualifiant ses propos d’« illégaux » et avertissant qu’ils pourraient alimenter davantage la violence dans le pays.
Cette déclaration intervient dans un contexte de manifestations meurtrières qui ont fait 38 morts la semaine dernière, selon des organisations de défense des droits humains.
Irungu Houghton, directeur d’Amnesty International au Kenya, a souligné que ce type d’instructions ne fait qu’aggraver les tensions entre la police, les manifestants et les civils.
Un rapport d’un collectif d’ONG a également mis en garde contre l’usage excessif de la force, signalant des exécutions extrajudiciaires et des arrestations arbitraires.
De son côté, le porte-parole de la police a nié ces accusations, tandis que le ministre de l’Intérieur a promis une enquête sur les abus présumés, annonçant de nouvelles directives sur l’usage de la force à partir de vendredi.
Les manifestations ont entraîné l’arrestation de 1 500 personnes et causé des pertes économiques estimées à 14 millions de dollars, selon le même rapport.







