Une enquête conjointe menée par Le Monde et l’organisation Forbidden Stories, en collaboration avec plusieurs médias partenaires, a mis en lumière de graves violations des droits humains commises par le groupe paramilitaire russe Wagner au Mali, avant son retrait.
Le rapport documente des arrestations arbitraires, des détentions secrètes et des actes de torture, dont certains ont conduit à la mort. Les exactions auraient visé principalement les communautés peules et touarègues.
Des témoignages de victimes font état de méthodes de torture particulièrement cruelles, telles que la noyade simulée, les brûlures, et les coups de câbles électriques. L’enquête mentionne également des exécutions sommaires et des décapitations.
Wagner aurait utilisé au moins six bases militaires à travers le pays — dont certaines ex-installations des Nations Unies — pour y détenir illégalement des civils.
Le groupe est accusé d’avoir agi en autonomie complète, pratiquant le racket, la confiscation de biens, et la détention contre rançon. Certains prisonniers auraient même été utilisés comme « cibles humaines » pour des exercices de tir.
Ni les autorités maliennes ni le gouvernement russe n’ont réagi à ces révélations, malgré les preuves tangibles apportées par l’enquête, qui soulignent un impact direct sur la hausse des violences et les déplacements forcés dans le pays.







