Au moins 16 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées, dont 83 grièvement, lors des manifestations antigouvernementales qui ont éclaté le mercredi 25 juin 2025 à Nairobi et dans plusieurs autres villes du Kenya, selon Amnesty International Kenya.
Le directeur exécutif de l’organisation, Irũngũ Houghton, a affirmé que la majorité des victimes avaient été tuées par la police, précisant que cinq d’entre elles avaient succombé à des tirs des forces de l’ordre.
Une coalition regroupant 25 ONG a également rapporté que huit manifestants blessés ont été soignés pour des blessures par balles, parmi lesquels figuraient trois policiers.
Ces manifestations marquaient le premier anniversaire des protestations de 2024 contre l’augmentation des taxes, qui avaient coûté la vie à plus de 60 personnes. Les tensions ont été ravivées par la mort du blogueur Albert Ojuang en détention, une affaire pour laquelle six suspects, dont trois policiers, ont été inculpés de meurtre.
Le président William Ruto a qualifié l’incident de « tragique » et reconnu une responsabilité des forces de l’ordre. La colère populaire ne cesse de croître face à la récession, à la corruption persistante et à la hausse des impôts.
Des organisations de défense des droits humains ont appelé les manifestants à faire preuve de prudence, alors que les protestations se poursuivent sous haute surveillance sécuritaire, avec notamment l’interdiction des diffusions en direct.







