Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), au pouvoir au Niger depuis le coup d’État de juillet 2023 ayant renversé le président Mohamed Bazoum, a mis en place un Conseil consultatif pour la refondation, en remplacement de l’Assemblée nationale dissoute.
Composée de 194 membres civils et militaires, cette nouvelle instance a été formée par les huit régions du pays et par le CNSP. Les membres ont officiellement pris leurs fonctions ce samedi.
Le ministre de l’Intérieur du gouvernement de transition, le général Mohamed Toumba, a appelé les membres à « aligner leurs actions sur les intérêts supérieurs de la nation », face aux défis sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme.
De son côté, le président du Conseil, Mamadou Harouna Djingarey, a qualifié ce processus de reconstruction de « difficile, mais possible avec des peuples résilients ».
Créé en avril dernier, ce Conseil n’a qu’un rôle consultatif sans pouvoir législatif. Il formule des recommandations au président de transition, Abdourahamane Tiani.
La cérémonie d’installation a vu la présence de représentants des gouvernements du Mali, du Burkina Faso, du Tchad et du Ghana, soulignant le rapprochement entre les régimes militaires de la région.







