Un nouveau tournant diplomatique en faveur du Maroc, accompagné d’une coopération bilatérale renforcée
Le jeudi 6 juin 2025, le Ghana a officiellement exprimé son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara occidental. Ce plan a été qualifié par le Ghana de « seule base réaliste et durable » pour parvenir à une solution sous l’égide des Nations unies.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre à Rabat entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue marocain, Nasser Bourita. Dans une déclaration conjointe, les deux responsables ont souligné l’importance d’une solution politique négociée et ont insisté sur le rôle central de l’ONU dans ce processus.
Par cette position, le Ghana rejoint une liste croissante de pays africains, européens et arabes — dont le Kenya et le Royaume-Uni récemment — qui reconnaissent la pertinence du plan d’autonomie marocain, dans la continuité du soutien des États-Unis en 2020 et de la France en juillet 2024.
Coopération dans la défense, la sécurité alimentaire et la mobilité
Les deux pays ont convenu de renforcer leur coopération en matière de défense, d’œuvrer à la suppression des visas entre les deux nations, et d’approfondir leur partenariat dans le domaine de la sécurité alimentaire.
Le Ghana, confronté à une facture d’importations alimentaires estimée à 3 milliards de dollars par an, ambitionne de renforcer sa production locale de cacao grâce aux engrais marocains produits par l’OCP, le géant mondial des phosphates basé à Casablanca.
Soutien au gazoduc Maroc-Nigeria et à l’ouverture de l’Afrique sur l’Atlantique
Le Ghana a également renouvelé son engagement dans le projet du gazoduc Maroc-Nigeria, qui vise à alimenter l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Accra soutient activement l’initiative marocaine visant à offrir aux pays enclavés du Sahel un accès à l’océan Atlantique, facilitant ainsi leur intégration dans le commerce international.
Le ministre marocain Nasser Bourita a salué le positionnement clair du Ghana, qu’il considère comme un levier de renforcement de la coopération bilatérale, et un pas important vers une vision africaine partagée de la stabilité et du développement.







