Le Burkina Faso et la Russie ont signé un accord de partenariat pour la construction d’une centrale nucléaire civile, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.
L’accord a été paraphé par le ministre burkinabè de l’Énergie et des Mines, Yakouba Zabré Gouba, et le directeur général de la société nucléaire russe Rosatom, Alexeï Likhatchov. Il s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Le ministre burkinabè a qualifié cette signature de « jalon essentiel dans le processus administratif de construction de la centrale ». Il a précisé que Rosatom soumettra prochainement une offre technique et financière que le gouvernement examinera en vue de négociations plus avancées.
Rosatom a de son côté affirmé qu’elle est en mesure de construire une unité nucléaire au Burkina Faso en cinq ans, sous réserve de la satisfaction des exigences techniques, réglementaires et humaines.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie du Burkina Faso visant à diversifier ses sources d’énergie. Le pays fait face à une grave pénurie d’électricité, avec un taux de couverture inférieur à 25 % de la population selon les dernières statistiques.
Le président de la transition, Ibrahim Traoré, avait déjà annoncé en juillet 2023 l’intention du pays de collaborer avec la Russie pour développer une centrale nucléaire civile, marquant un rapprochement stratégique avec Moscou au détriment de l’ancienne puissance coloniale française.
Rosatom, maître d’œuvre du projet, bénéficie d’une large expérience dans le domaine nucléaire. Elle construit actuellement la centrale d’El-Dabaa en Égypte et est impliquée dans des projets similaires en Hongrie et au Maroc.







