Un climat d’escalade qui compromet l’avenir du dialogue diplomatique au Moyen-Orient
Téhéran a déclaré vendredi que les négociations nucléaires avec les États-Unis avaient « perdu tout leur sens », accusant Washington d’avoir cautionné tacitement l’attaque militaire israélienne la plus massive jamais lancée contre la République islamique.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a affirmé, dans des propos rapportés par l’agence semi-officielle Tasnim, que « les États-Unis ont agi d’une manière qui rend le dialogue inutile ». Il a ajouté : « On ne peut pas prétendre vouloir négocier tout en permettant au régime sioniste de cibler notre territoire. »
Selon lui, Israël a « réussi à influencer le processus diplomatique » et l’attaque n’aurait pas eu lieu « sans l’accord implicite de Washington ».
Ces déclarations interviennent à la veille de la sixième session des pourparlers nucléaires indirects entre l’Iran et les États-Unis, prévue dimanche à Mascate, capitale du sultanat d’Oman. Toutefois, l’avenir de cette rencontre reste incertain à la lumière de la récente escalade militaire.
Contexte du dossier nucléaire
Depuis l’effondrement de l’accord de 2015 (JCPOA) à la suite du retrait américain en 2018, les tensions n’ont cessé de croître. L’Iran a progressivement relancé son programme d’enrichissement d’uranium, affirmant qu’il est destiné à des fins purement civiles. Israël, de son côté, accuse Téhéran de dissimuler un programme militaire nucléaire.
Un climat d’accusations réciproques
Malgré les dénégations américaines, Téhéran maintient que Washington est complice des attaques israéliennes. De son côté, l’administration américaine a déclaré devant le Conseil de sécurité que la voie du dialogue restait « la plus sage » pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
Mais le fossé de confiance s’élargit, et l’avenir du dialogue semble de plus en plus compromis, à mesure que la tension monte dans la région.







