Au moins trois personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors de manifestations organisées par l’opposition à Lomé, capitale du Togo, pour protester contre le régime du président Faure Gnassingbé.
Les protestations ont été déclenchées par des appels lancés par des artistes et influenceurs sur les réseaux sociaux, rejetant les récentes réformes constitutionnelles qui permettent à Gnassingbé, au pouvoir depuis plus de 20 ans après avoir succédé à son père, de continuer à diriger le pays.
Les forces de sécurité ont réprimé violemment les manifestants, causant des victimes. Les autorités ont également coupé l’électricité dans la capitale et arrêté plusieurs leaders du mouvement.
Des organisations de défense des droits humains ont condamné cette répression excessive. Emmanuel Sogadji, de la Ligue togolaise des droits de l’homme, a dénoncé un usage disproportionné de la force, qui pourrait aggraver la crise.
Ces événements surviennent quelques semaines après l’arrestation de manifestants réclamant le départ de Gnassingbé, récemment nommé Premier ministre avec des pouvoirs exécutifs complets, dans un régime désormais parlementaire où la présidence est devenue symbolique.







