Les manifestations populaires se poursuivent au Togo contre les récentes réformes constitutionnelles adoptées par le Parlement, accusées par l’opposition de consolider le pouvoir du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. La capitale, Lomé, a été le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de sécurité, ces dernières ayant eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les foules.
L’opposition a qualifié ces amendements de « haute trahison » et a appelé à la démission du président, estimant que les changements ont été imposés sans référendum ni consensus national, en violation de la volonté populaire.
La crise remonte à avril 2024, lorsque le pays a basculé vers un régime parlementaire, permettant au Parlement de nommer Faure Gnassingbé à la tête du Haut Conseil de l’État.
Grâce à sa large majorité au Parlement, le parti au pouvoir a pu faire passer les réformes sans obstacle, tandis que l’opposition y voit une manœuvre pour prolonger le règne de Gnassingbé après deux décennies au pouvoir.
De son côté, le gouvernement défend ces réformes en affirmant qu’elles visent à « renforcer l’unité nationale » et à « institutionnaliser la gouvernance », tout en accusant l’opposition d’inefficacité.
Des militants ont appelé à de nouvelles manifestations du 26 au 28 juin, ainsi qu’à une désobéissance civile à partir du 23 juin, défiant ouvertement le régime.







