Depuis le coup d’État d’août 2020, suivi par une transition prolongée, les signes de rétrécissement de l’espace démocratique se sont multipliés au Mali. Cette suspension des partis politiques, justifiée par les autorités comme mesure de sauvegarde de l’unité nationale, est perçue par l’opposition comme un acte de musèlement politique.
Plusieurs mouvements citoyens et leaders politiques affirment que cette décision vise à empêcher toute contestation organisée, notamment la manifestation prévue le 9 mai à Bamako, que les autorités cherchent désormais à annuler.
Un tournant politique ?
Le climat actuel, marqué par la crise économique, l’insécurité persistante et les tensions institutionnelles, fait craindre un embrasement populaire. Les appels à la mobilisation se poursuivent malgré les restrictions, laissant entrevoir une escalade dans le bras de fer entre les forces politiques et le régime militaire.







